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Cabergoline - Résumé des caractéristiques du médicament

Le médicament Cabergoline appartient au groupe appelés Inhibiteurs de la prolactine (Blocage de la lactation). Cette spécialité pharmaceutique a un code ATC - G02CB03.

Principe actif: CABERGOLINE
Titulaires de l'autorisation de mise sur le marché:

SANDOZ (FRANCE) - Cabergoline SANDOZ 0,5 mg- comprimé sécable - 0,50 mg - - 2013-02-20

TEVA SANTE (FRANCE) - Cabergoline TEVA 0,5 mg- comprimé - 0,5 mg - - 2008-06-05

TEVA CLASSICS (FRANCE) - Cabergoline TEVA 1 mg- comprimé sécable - 1,0 mg - - 2008-06-05


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Formes pharmaceutiques et Dosage du médicament Cabergoline

  • comprimé - 0,5 mg
  • comprimé sécable - 0,50 mg
  • comprimé sécable - 1 mg
  • comprimé sécable - 2 mg

Сlassification pharmacothérapeutique:

Classification ATC:

Le médicament Cabergoline enregistré en France

Cabergoline SANDOZ 0,5 mg comprimé sécable

SANDOZ (FRANCE)
Dosage: 0,50 mg

Composition et Présentations

CABERGOLINE0,50 mg

Posologie et mode d'emploi Cabergoline SANDOZ 0,5 mg comprimé sécable

Comprimé
La posologie doit être adaptée individuellement en fonction de l'efficacité et de la tolérance.

Comment utiliser Cabergoline Montrer plus >>>

Présentations et l’emballage extérieur

Cabergoline TEVA 0,5 mg comprimé

TEVA SANTE (FRANCE)
Dosage: 0,5 mg

Cabergoline TEVA 1 mg comprimé sécable

TEVA CLASSICS (FRANCE)
Dosage: 1,0 mg

Cabergoline TEVA 2 mg comprimé sécable

TEVA CLASSICS (FRANCE)
Dosage: 2 mg

Comment utiliser, Mode d'emploi - Cabergoline

Indications

Si un traitement par agoniste dopaminergique est envisagé, la cabergoline est indiquée, en 2e intention en cas d'intolérance ou d'échec à un traitement par un dérivé non-ergoté, en monothérapie ou en association à la lévodopa pour traiter les signes et les symptômes de la maladie de Parkinson.
Le traitement doit être instauré sous la supervision d'un médecin spécialiste. Le bénéfice de la poursuite du traitement devra être régulièrement réévalué compte tenu du risque de réactions fibreuses et de valvulopathies .

Pharmacodynamique - Cabergoline

La cabergoline est un alcaloïde dérivé de l'ergot de seigle synthétique et un dérivé de l'ergoline qui possède des propriétés agoniste dopaminergique et inhibitrice de la prolactine de longue durée. L'effet dopaminergique central par stimulation des récepteurs D2 est obtenu avec des doses plus élevées que celles qui induisent une diminution de la prolactinémie.
Les études cliniques contrôlées ont démontré que la cabergoline est efficace à une dose moyenne de 4 mg par jour après dosage (jusqu'à 5-6 mg par jour dans les différentes études). La cabergoline diminue les fluctuations motrices quotidiennes chez les patients atteints de la maladie de Parkinson traités par lévodopa/carbidopa. Chez des patients nouvellement diagnostiqués, l'administration de cabergoline en monothérapie a induit une amélioration clinique un peu moins fréquente que la lévodopa/carbidopa.
En ce qui concerne les effets endocriniens de la cabergoline non liés à l'effet anti-prolactinémique, les données disponibles chez l'homme confirment les observations expérimentales chez l'animal, qui indiquent que le composé testé est doté d'une activité très sélective sans effet sur la sécrétion basale des autres hormones hypophysaires ou du cortisol.
Les actions pharmacodynamiques de la cabergoline non corrélées à l'effet thérapeutique ne sont liées qu'à une diminution de la pression artérielle. L'effet hypotenseur maximal de la cabergoline après une dose unique survient généralement dans les six heures suivant l'administration de la substance active et est dose-dépendant à la fois en en termes de fréquence et de diminution maximale de la pression artérielle.

Mécanisme d'action Cabergoline

L'effet inhibiteur de la prolactine est dose-dépendant, il apparaît dans les trois heures suivant l'administration et persiste pendant deux à trois semaines. En raison de la longue durée d'action, une seule dose est généralement suffisante pour inhiber la lactation. Dans le traitement de l'hyperprolactinémie, les concentrations sériques de prolactine sont généralement normalisées deux à quatre semaines après que la posologie optimale a été atteinte. La prolactinémie peut être encore significativement diminuée plusieurs mois après l'arrêt du traitement.
En ce qui concerne les effets endocriniens de la cabergoline non liés à l'effet anti-prolactinémique, les données disponibles chez l'Homme confirment les observations expérimentales chez l'animal, indiquant que le composé testé est doté d'une activité très sélective qui est sans effet sur la sécrétion basale des autres hormones hypophysaires ou du cortisol.
Les actions pharmacodynamiques de la cabergoline non corrélées à l'effet thérapeutique ne sont liées qu'à une diminution de la pression artérielle. L'effet hypotenseur maximal de la cabergoline après une prise unique survient généralement dans les six heures suivant l'administration de la substance active et est dose-dépendant à la fois en termes de fréquence et d'intensité de la diminution de la pression artérielle.

Pharmacocinétique

Absorption
Après administration orale, la cabergoline est rapidement absorbée au niveau du tractus gastro-intestinal et le pic de concentration plasmatique est atteint après 0,5 à 4 heures.
Les aliments ne semblent pas avoir d'effet sur l'absorption et l'élimination de la cabergoline.
Distribution
Les études in vitro ont montré que la liaison aux protéines plasmatiques de la cabergoline est de 41 à 42 % pour des concentrations allant de 0,1 à 10 ng/mL.
Biotransformation
Dans les urines, le principal métabolite identifié est la 6-allyl-8ß-carboxy-ergoline, qui représente 4 à 6 % de la dose administrée. Trois autres métabolites ont été identifiés dans les urines ; ils représentent globalement moins de 3 % de la dose administrée.
In vitro, l'activité inhibitrice de la sécrétion de prolactine des métabolites est beaucoup plus faible que celle de la cabergoline.
Elimination
La demi-vie d'élimination de la cabergoline est longue (63 à 68 heures chez des volontaires sains et 79 à 115 heures chez des patients hyperprolactinémiques).
Sur la base de la demi-vie d'élimination, l'état d'équilibre doit être atteint après 4 semaines, comme le confirment les concentrations plasmatiques maximales moyennes observées après administration d'une dose unique de 0,5 mg de cabergoline (37 ± 8 pg/ml) et après un traitement à doses répétées de 4 semaines (101 ± 43 pg/ml).
Dix jours après l'administration, environ 18 % et 72 % de la dose sont respectivement éliminés dans les urines et dans les fèces. Dans les urines, la cabergoline sous forme inchangée représente 2 à 3 % de la dose.
Linéarité/Non-linéarité
Le profil pharmacocinétique est linéaire jusqu'à la dose de 7 mg par jour.

Effets indésirables - Cabergoline

En général, les effets indésirables sont dose-dépendants et peuvent être réduits en diminuant progressivement la posologie.
Inhibition de la lactation : Près de 14 % des patients présentent des effets indésirables. Les plus fréquents sont une hypotension (12 %), des sensations vertigineuses (6 %) et des céphalées (5 %). Un traitement à long terme augmente la fréquence des effets indésirables d'environ 70 %.
Les effets indésirables suivants ont été observés et rapportés lors du traitement par la cabergoline avec les fréquences suivantes : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1000, <1/100), rare (≥1/10000, <1/1000), très rare (< 1/10000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
MedDRA
Classe de système d'organe
Fréquence
Effets indésirables
Affections cardiaques
Très fréquent
Valvulopathie cardiaque (incluant régurgitation) et troubles associés (péricardite et épanchement péricardique)
Fréquent
Douleur thoracique
Peu fréquent
Palpitations
Fréquence indéterminée
Angine de poitrine
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Peu fréquent
Dyspnée, épanchement pleural, fibrose (dont fibrose pulmonaire), épistaxis
Très rare
Fibrose pleurale
Fréquence indéterminée
Trouble respiratoire, insuffisance respiratoire, pleurite, douleur thoracique
Affections du système immunitaire
Peu fréquent
Réaction d'hypersensibilité
Affections du système nerveux
Très fréquent
Céphalée*, sensation vertigineuse/vertige*
Fréquent
Somnolence
Peu fréquent
Hémianopsie transitoire, syncope, paresthésie
Fréquence indéterminée
Accès d'endormissement soudain, tremblement
Affections oculaires
Fréquence indéterminée
Troubles visuels
Affections psychiatriques
Fréquent
Dépression
Peu fréquent
Augmentation de la libido
Fréquence indéterminée
Agressivité, idées délirantes, hypersexualité, jeu pathologique, trouble psychotique, hallucinations
Affections vasculaires
Fréquent
La cabergoline exerce généralement un effet hypotenseur chez les patients sous traitement à long terme; hypotension orthostatique, bouffées de chaleur**
Peu fréquent
Vasospasme digital, évanouissement
Affections gastro-intestinales
Très fréquent
Nausées*, dyspepsie, gastrite, douleur abdominale*
Fréquent
Constipation, vomissement**
Rare
Douleur épigastrique
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Très fréquent
Asthénie***, fatigue
Peu fréquent
Oedème, oedème périphérique
Affections hépatobiliaires
Fréquence indéterminée
Anomalie de la fonction hépatique
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent
Rougeur de la face
Peu fréquent
Eruption cutanée, alopécie
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Peu fréquent
Crampes aux jambes
Rare
Crampes dans les doigts
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquent
Douleur mammaire
Investigations
Fréquent
Diminutions asymptomatiques de la pression artérielle (³ 20 mmHg systolique et ³ 10 mmHg diastolique)
Peu fréquent
Une diminution des valeurs de l'hémoglobine a été observée chez des femmes en aménorrhée lors des quelques premiers mois après la reprise des menstruations.
Fréquence indéterminée
Augmentation de la créatine phosphokinase sanguine, anomalie des tests de la fonction hépatique
*Très fréquent chez les patientes traitées pour des troubles de l'hyperprolactinémie ; fréquent chez les patientes traitées pour l'inhibition/suppression de l'allaitement.
**Fréquent chez les patientes traitées pour des troubles de l'hyperprolactinémie ; peu fréquent chez les patientes traitées pour l'inhibition/suppression de l'allaitement.
***Très fréquent chez les patientes traitées pour des troubles de l'hyperprolactinémie ; peu fréquent chez les patientes traitées pour l'inhibition/suppression de l'allaitement.
Autres :
Des cas de pression artérielle basse (pression systolique ≥ 20 mmHg et pression diastolique ≥ 10 mmHg) ont été rapportés dans des études post-partum, dans les 3-4 jours suivant l'administration d'une prise unique de 1 mg de cabergoline.
Les effets indésirables apparaissent généralement dans les 2 premières semaines puis diminuent ou disparaissent.
Le traitement a été arrêté chez 3 % des patients en raison de ces effets indésirables.
Troubles du contrôle des impulsions
Il peut survenir chez les patients traités par les agonistes dopaminergiques dont la cabergoline : un jeu pathologique, une augmentation de la libido, une hypersexualité, des dépenses ou achats compulsifs, une consommation excessive de nourriture et une alimentation compulsive .

Contre-indications - Cabergoline

Pré-éclampsie, éclampsie.
Hypertension non contrôlée.
Hypersensibilité à la cabergoline, à d'autres alcaloïdes dérivés de l'ergot de seigle ou à l'un des excipients.
Antécédents de fibroses pulmonaires, péricardiques et rétro-péritonéales.e
Pour un traitement à long terme: signe de valvulopathie cardiaque décelé lors de l'échographie préalable au traitement.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Il n'existe pas d'études adéquates et bien contrôlées sur l'utilisation de la cabergoline chez la femme enceinte. Les études sur les animaux n'ont pas démontré d'effets tératogènes, mais une diminution de la fertilité et une toxicité sur les embryons ont été observées en association avec l'activité pharmacodynamique .
On dispose d'informations sur 256 grossesses dans le cadre d'une étude observationnelle menée pendant douze ans sur les conséquences d'un traitement par cabergoline pendant la grossesse. Dix-sept de ces 256 grossesses (6,6 %) ont donné lieu à des malformations congénitales majeures ou à un avortement. On dispose d'informations pour 23 nouveau-nés sur 258, atteints de 27 anomalies néonatales au total, tant majeures que mineures. Les malformations musculo-squelettiques représentaient l'anomalie néonatale la plus fréquente (10), suivies des anomalies cardio-pulmonaires (5). Il n'existe pas d'informations concernant les troubles périnataux ou le développement à long terme de nouveau-nés exposés in utero à la cabergoline. Les publications récentes dans la littérature font état d'une prévalence égale à au moins 6,9 % de malformations congénitales majeures dans la population générale. Les taux d'anomalies congénitales varient en fonction des populations. Il n'est pas possible de déterminer avec précision s'il existe un risque accru de malformations congénitales, dans la mesure où aucun groupe témoin n'était inclus.
On a montré que la cabergoline traversait le placenta chez le rat. On ne sait pas si cela se produit également chez l'Homme.
Étant donné l'expérience limitée concernant l'utilisation de la cabergoline durant la grossesse, les femmes souhaitant être enceintes doivent arrêter de prendre la cabergoline avant d'envisager une grossesse. En cas de survenue de grossesse pendant le traitement par la cabergoline, celui-ci doit être immédiatement arrêté. Durant la grossesse, ces patientes seront attentivement suivies pour toute hypertrophie de l'hypophyse due à la grossesse.
La contraception doit être poursuivie pendant quatre semaines au moins après l'arrêt de la cabergoline.
La cabergoline rétablit l'ovulation et la fertilité chez les femmes présentant un hypogonadisme hyperprolactinémique : comme une grossesse peut survenir avant le rétablissement des règles, il est recommandé d'effectuer un test de grossesse pendant la période d'aménorrhée, et, à partir du rétablissement du cycle menstruel, à chaque retard des règles de plus de trois jours. Il convient de conseiller aux femmes ne souhaitant pas de grossesse d'utiliser une contraception non hormonale efficace pendant le traitement et après l'arrêt de la cabergoline.
Par mesure de précaution, les femmes débutant une grossesse doivent être surveillées afin de détecter des signes d'hypertrophie de l'hypophyse, car un développement de tumeurs hypophysaires préexistantes peut se produire pendant la grossesse.
La cabergoline ne doit être utilisée pendant la grossesse que si cela est clairement indiqué et après l'évaluation précise du rapport bénéfice/risque .
En raison de la demi-vie longue du médicament et des données limitées sur l'exposition in utero, les femmes planifiant une grossesse doivent arrêter de prendre cabergoline un mois avant d'essayer de concevoir. Si la conception a lieu pendant le traitement, il doit être arrêté dès que la grossesse est confirmée pour limiter l'exposition fœtale au médicament.
Allaitement
La cabergoline ne doit pas être administrée aux mères ayant des troubles hyperprolactinémiques qui choisissent d'allaiter leurs enfants car elle inhibe la lactation.
Il n'existe pas de données sur l'excrétion de la cabergoline dans le lait maternel, cependant chez le rat, la cabergoline et/ou ses métabolites sont excrétés dans le lait.
Il est conseillé aux femmes de ne pas allaiter lorsqu'elles sont traitées par la cabergoline.

Surdosage

On ne dispose pas d'expérience clinique de surdosage, mais les observations des expérimentations animales suggèrent que les symptômes probables d'un surdosage seraient ceux d'une hyperstimulation des récepteurs dopaminergiques, à savoir : nausées, vomissements, douleurs gastriques, hypotension orthostatique, diminution de la pression sanguine, confusion/psychose ou hallucinations.
Si la clinique le justifie, des mesures doivent être prises pour éliminer la cabergoline du système digestif et un traitement doit être instauré pour normaliser la pression artérielle. De plus, l'administration d'un antagoniste dopaminergique peut être nécessaire.

Interactions avec d'autres médicaments

Associations déconseillées
Des taux plasmatiques élevés de bromocriptine ont été observés en association avec les antibiotiques du groupe des macrolides (tels que l'érythromycine). Les effets des antibiotiques du groupe des macrolides sur les taux plasmatiques de cabergoline lors d'une administration concomitante n'ont pas été étudiés. L'association doit être évitée, en raison de la possibilité de taux plasmatiques élevés de cabergoline.
La cabergoline agissant par stimulation directe des récepteurs dopaminergiques, elle ne doit pas être administrée en même temps que des médicaments ayant un effet antagoniste sur les récepteurs dopaminergiques (tels que les phénothiazines, les butyrophénones, les thioxanthènes, le métoclopramide) car ceux-ci pourraient réduire l'effet thérapeutique de la cabergoline.
Aucune information n'est disponible concernant une interaction entre la cabergoline et d'autres alcaloïdes de l'ergot de seigle ; c'est pourquoi l'utilisation concomitante de ces produits lors d'un traitement au long cours avec la cabergoline n'est pas recommandée.
Associations faisant l'objet de précautions d'emploi
Les interactions avec des médicaments ayant un effet hypotenseur doivent être prises en compte.
Aucune interaction pharmacocinétique avec la lévodopa ou la sélégiline n'a été observée lors des études menées chez des patients atteints de maladie de Parkinson. Les interactions pharmacocinétiques avec d'autres médicaments ne peuvent pas être prédites à partir des données disponibles sur le métabolisme de la cabergoline.

Mises en garde et précautions

Généralités
L'évaluation de la sécurité d'emploi et de l'efficacité de la cabergoline chez les sujets présentant une maladie rénale ou hépatique est limitée. Comme les autres dérivés de l'ergot de seigle, la cabergoline doit être administrée avec prudence chez les patients présentant une maladie cardiovasculaire sévère, une hypotension, un syndrome de Raynaud, un ulcère gastro-duodénal ou des hémorragies digestives, ou ayant des antécédents de troubles mentaux graves, en particulier psychotiques.
A l'heure actuelle, les effets de l'alcool sur la tolérance générale de la cabergoline ne sont pas connus.
Une hypotension orthostatique peut survenir lors de l'administration de cabergoline, particulièrement en cas d'administration concomitante avec d'autres médicaments connus pour leurs effets hypotenseurs.
Il est recommandé de contrôler régulièrement la pression sanguine dans les 3-4 jours suivant le début du traitement.
Inhibition / suppression de la lactation physiologique
La cabergoline ne doit pas être utilisée chez les femmes ayant une hypertension induite par une grossesse, par exemple pré-éclampsie ou hypertension du post-partum sauf si le bénéfice potentiel est jugé supérieur au risque possible.
Une dose unique de 0,25 mg de cabergoline ne doit pas être dépassée chez la femme allaitante traitée pour arrêter une lactation établie, afin d'éviter une possible hypotension orthostatique .
Traitement des troubles hyperprolactinémiques
Étant donné que l'hyperprolactinémie, avec une aménorrhée/galactorrhée et une infertilité, peut être associée à une tumeur hypophysaire, une exploration complète de l'hypophyse est indiquée avant de débuter le traitement par la cabergoline afin de déterminer la cause de l'hyperprolactinémie.
Un suivi mensuel des taux de prolactine sérique est conseillé car, une fois la dose efficace de cabergoline déterminée, la normalisation de la prolactine sérique survient dans les 2 à 4 semaines.
Après l'arrêt de la cabergoline, une réapparition de l'hyperprolactinémie est généralement observée. Cependant, une normalisation persistante des taux de prolactine a été observée pendant plusieurs mois chez certains patients.
La cabergoline restaure l'ovulation et la fertilité chez la femme présentant un hypogonadisme hyperprolactinémique.
Avant l'administration de la cabergoline, il faut exclure une grossesse éventuelle. En raison de l'expérience clinique encore limitée et de la demi-vie prolongée du produit, il est recommandé, par mesure de précaution, et une fois les cycles d'ovulation à nouveau réguliers, que les femmes souhaitant être enceintes arrêtent de prendre la cabergoline un mois avant la date de conception prévue.
Étant donné qu'une grossesse peut survenir avant le rétablissement des règles, il est recommandé de faire un test de grossesse au moins toutes les quatre semaines pendant la période d'aménorrhée et, à partir du rétablissement des règles, chaque fois qu'il se produit un retard de règles de plus de trois jours. On conseillera aux femmes qui ne souhaitent pas une grossesse d'utiliser un moyen de contraception mécanique pendant le traitement par cabergoline et après l'arrêt de la cabergoline jusqu'à la réapparition de l'anovulation. Par mesure de précaution, les femmes débutant une grossesse devront être surveillées afin de détecter l'apparition de signes suggérant une augmentation du volume de l'hypophyse car le développement de tumeurs hypophysaires préexistantes peut survenir au cours de la gestation.
Fibrose et valvulopathie cardiaque et manifestations cliniques pouvant être apparentés :
Des troubles inflammatoires fibrotiques et séreux, par exemple pleurésie, épanchement pleural, fibrose pleurale, fibrose pulmonaire, péricardite, épanchement péricardique, valvulopathie cardiaque touchant une ou plusieurs valvules (aortique, mitrale ou tricuspide) ou fibrose rétro-péritonéale sont survenus après un usage prolongé de dérivés de l'ergot de seigle ayant une activité agoniste sur le récepteur 5HT2B de la sérotonine, comme la cabergoline. Dans certains cas, les symptômes ou manifestations de valvulopathie cardiaque ont régressé après arrêt de la cabergoline.
Une élévation anormale de la vitesse de sédimentation des érythrocytes (VSE) a été observée en association avec l'épanchement pleural/la fibrose. Il est recommandé de pratiquer une radiographie du thorax en cas d'élévations inexpliquées de la VSE à des valeurs anormales. Une mesure de la créatinine sérique peut également aider au diagnostic des troubles fibrotiques. Après un diagnostic d'épanchement pleural/fibrose pulmonaire ou de valvulopathie, l'arrêt de la cabergoline a entraîné une amélioration des signes et symptômes .
Les cas de valvulopathie ont été associés à l'administration de doses cumulées ; il convient donc de traiter les patients à la dose efficace minimale. Lors de chaque visite, il convient de réévaluer le rapport bénéfice/ risque du traitement par la cabergoline pour le patient afin de déterminer s'il est judicieux de poursuivre le traitement par la cabergoline.
Avant le début d'un traitement à long terme :
Tous les patients doivent subir une évaluation cardio-vasculaire, incluant la réalisation d'une échocardiographie afin d'évaluer la présence potentielle d'une pathologie valvulaire asymptomatique.
Il est également approprié de déterminer la vitesse de sédimentation des érythrocytes ou de doser d'autres marqueurs de l'inflammation et d'examiner les fonctions pulmonaires, de réaliser une radiographie du thorax et d'évaluer la fonction rénale avant de commencer le traitement.
On ne sait pas si un traitement par la cabergoline est susceptible d'aggraver une régurgitation valvulaire sous-jacente. En cas de pathologie valvulaire fibrotique, ne pas traiter le patient par la cabergoline .
Au cours d'un traitement à long terme :
Les troubles fibrotiques peuvent connaître un début insidieux ; il convient donc de rechercher régulièrement chez les patients des manifestations éventuelles de fibrose progressive.
Aussi pendant le traitement, il conviendra de surveiller les signes et symptômes :
de maladie pleuro-pulmonaire : dyspnée, essoufflement, toux persistante ou douleur thoracique,
d'insuffisance rénale ou d'obstruction vasculaire urétérale/abdominale pouvant s'accompagner de douleurs dans les reins/les flancs et d'œdème des membres inférieurs, ainsi que de masses ou de points sensibles dans l'abdomen pouvant indiquer une fibrose rétropéritonéale,
d'insuffisance cardiaque ; les cas de fibrose valvulaire et péricardique observés ont souvent présenté les symptômes d'une insuffisance cardiaque. Si ce type de symptômes apparaît, il convient d'exclure une fibrose valvulaire (et une péricardite constrictive).
La surveillance diagnostique clinique de l'apparition de troubles fibrotiques est essentielle. Une fois le traitement commencé, le premier échocardiogramme doit être réalisé au bout de 3 à 6 mois ; ensuite, la fréquence du suivi échocardiographique doit être déterminée en fonction de l'évaluation clinique individuelle, en portant l'attention tout particulièrement sur les signes et symptômes mentionnés ci-dessus, mais dans tous les cas, un échocardiogramme doit être pratiqué au moins tous les 6 à 12 mois.
L'administration de cabergoline doit être arrêtée si l'échocardiogramme révèle l'apparition ou l'aggravation d'une régurgitation valvulaire, d'une restriction valvulaire ou d'un épaississement d'une valve de valvule .
La nécessité de réaliser d'autres examens de suivi clinique (par exemple examen clinique incluant auscultation cardiaque attentive, radiographie, échocardiographie, TDM), doit être déterminée au cas par cas.
Des examens complémentaires appropriés, par exemple vitesse de sédimentation des érythrocytes et mesures de la créatinine sérique, doivent être réalisés si nécessaire pour confirmer le diagnostic de trouble fibrotique.
Somnolence/accès de sommeil d'apparition soudaine
Une somnolence et des accès de sommeil d'apparition soudaine ont été rapportés lors du traitement par cabergoline chez les patients atteints de maladie de Parkinson.
Un accès de sommeil soudain pendant les activités quotidiennes, dans certains cas sans prodromes, a été rapporté. Les patients doivent être informés de la possibilité de survenue de ces effets et ils doivent être avertis de se montrer prudents lors de la conduite automobile ou l'utilisation des machines pendant le traitement avec la cabergoline. Les patients ayant présenté une somnolence ou un accès de sommeil d'apparition soudaine ne doivent pas conduire de véhicules ou utiliser des machines . Par ailleurs, une réduction de la posologie ou un arrêt du traitement peut être envisagé.
Aspects psychiatriques
Les patients doivent être régulièrement surveillés pour détecter l'apparition de troubles du contrôle des impulsions. Les patients et les soignants doivent être avertis que des troubles du contrôle des impulsions comme le jeu pathologique, une augmentation de la libido, une hypersexualité, des dépenses ou des achats compulsifs, une consommation excessive de nourriture et une alimentation compulsive peuvent survenir chez des patients traités par des agonistes dopaminergiques, dont la cabergoline. Une diminution de la dose ou un arrêt progressif du traitement doivent être envisagés si de tels symptômes apparaissent.
Insuffisance rénale
Il n'a pas été observé de différences dans la pharmacocinétique de la cabergoline chez des patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère. La pharmacocinétique de la cabergoline n'a pas été étudiée chez les patients atteints d'insuffisance rénale terminale ou chez les patients sous hémodialyse ; la prudence est recommandée chez ces patients.
Insuffisance hépatique
Lors d'un traitement prolongé par la cabergoline, l'utilisation d'une posologie plus faible doit être envisagée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Comparativement à des volontaires sains ou à des patients présentant une insuffisance hépatique moins sévère, une augmentation de l'ASC a été observée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (classe C dans la classification de Child-Pugh) et recevant une prise unique d'1 mg de cabergoline.
Hypotension orthostatique
Une hypotension orthostatique peut survenir lors de l'administration de cabergoline en particulier au cours des premiers jours de traitement. Une attention particulière s'impose en cas d'administration concomitante de cabergoline avec d'autres médicaments connus pour leurs effets hypotenseurs.
Autre
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

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