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Prenoxad - Résumé des caractéristiques du médicament

Le médicament Prenoxad appartient au groupe appelés Antidotes. Chélateurs. Préparations radioprotectrices. Cette spécialité pharmaceutique a un code ATC - V03AB15.

Principe actif: NALOXONE
Titulaires de l'autorisation de mise sur le marché:

LABORATOIRES ETHYPHARM (FRANCE) - Prenoxad 0,91 mg/ml- solution injectable - 0,91 mg - - 2018-08-08


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Formes pharmaceutiques et Dosage du médicament

  • solution injectable - 0,91 mg

Сlassification pharmacothérapeutique:

Classification ATC:

Le médicament Prenoxad enregistré en France

Prenoxad 0,91 mg/ml solution injectable

LABORATOIRES ETHYPHARM (FRANCE)
Dosage: 0,91 mg

Composition et Présentations

CHLORHYDRATE DE NALOXONE ANHYDRE0,91 mg
sous forme de :CHLORHYDRATE DE NALOXONE DIHYDRATÉ

Posologie et mode d'emploi Prenoxad 0,91 mg/ml solution injectable

PRENOXAD pourra être délivré après formation et évaluation par le formateur de l'aptitude de la personne à administrer la naloxone dans les circonstances appropriées.
Dès lors, le formateur doit prendre les mesures nécessaires pour s'assurer que la personne formée comprend parfaitement les indications et l'utilisation de PRENOXAD.
Posologie
PRENOXAD est injecté par voie intramusculaire.
La dose initiale est une dose de 0,4 ml.
Si l'état du patient ne s'améliore pas, une nouvelle dose doit être administrée 2 à 3 minutes après la précédente. Une seringue contient 5 doses graduées (voir Mode d'administration).
Population pédiatrique :

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Présentations et l’emballage extérieur


Comment utiliser, Mode d'emploi - Prenoxad

Indications

PRENOXAD est indiqué chez l'adulte dans le traitement d'urgence des surdosages aux opioïdes, caractérisés ou suspectés, se manifestant par une dépression respiratoire et/ou une dépression du système nerveux central, dans l'attente d'une prise en charge par une structure médicalisée.
L'utilisation de PRENOXAD ne se substitue pas aux soins d'urgence dispensés par une structure médicale.

Pharmacodynamique

La naloxone est un antagoniste pur et spécifique des récepteurs opioïdes qui bloque les effets des morphinomimétiques par compétition pour les mêmes sites de liaison du récepteur.
Lorsque la naloxone est administrée chez un sujet ayant reçu un morphinomimétique, elle inhibe ses effets tels que la dépression respiratoire, la sédation, l'analgésie et l'hypotension. En revanche, administrée chez un patient non exposé aux opioïdes, elle est dépourvue de propriétés pharmacologiques.
Elle est sans effet sur la dépression respiratoire non due à un surdosage aux opioïdes.
La durée d'action dépend de l'opioïde responsable du surdosage ainsi que de la dose, de la voie d'administration et de l'intervalle séparant 2 administrations de chlorhydrate de naloxone.

Pharmacocinétique

Absorption
Après administration orale, la naloxone est rapidement absorbée mais un effet de premier passage hépatique important rend cette voie inutilisable.
Distribution
La naloxone est hautement lipophile et est donc rapidement distribuée, avec un volume de distribution de 5,1 kg/l. On retrouve des concentrations élevées dans le cerveau, les reins, les poumons, le cœur et les muscles squelettiques. Le ratio concentrations cérébrales / concentrations sériques a été estimé à 1,5-4,6, soit approximativement 15 fois celui de la morphine. La présence de naloxone dans le système nerveux central est de courte durée du fait d'une redistribution rapide ce qui pourrait expliquer la durée d'action courte. La liaison aux protéines plasmatiques, principalement à l'albumine, est d'environ 50 %.
Biotransformation
La naloxone subit une importante biotransformation hépatique, principalement par glycurono-conjugaison ; le naloxone-3-glucuronide étant le principal métabolite. Très peu de naloxone est excrétée sous forme inchangée.
Élimination
Les métabolites sont excrétés principalement dans l'urine, 70 % de la dose étant recouvrables en 72 heures. La demi-vie plasmatique est de 1-2 heures.
Chez le nouveau-né, la demi-vie d'élimination est prolongée en raison du métabolisme hépatique réduit.

Effets indésirables

Les effets indésirables suivants sont classés par classe de système d'organes et par fréquence.
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
La fréquence des effets indésirables rapportés, indiqués ci-dessous, est définie conformément à la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Classification MedDRA
Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Rare
Très rare
Indéterminée
Infections et infestations
Fièvre 2
Affections du système immunitaire
Réactions allergiques (urticaire, rhinite, dyspnée, œdème de Quincke), choc anaphylactique
Affections psychiatriques
Nervosité2, agitation2, irritabilité2
Affections du système nerveux
Etourdissements, céphalées
Tremblement, sudation
Crises convulsives3, agitation
Affections cardiaques
Tachycardie ventriculaire1
Arythmies1, bradycardie1
Fibrillation1,
arrêt cardiaque1
Affections vasculaires
Hypotension, hypertension1
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Œdème pulmonaire
Ecoulement nasal et éternuement2, bâillement2
Affections gastro-intestinales
Nausées
Vomissements
Diarrhée2, sécheresse de la bouche
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Erythème polymorphe
Un cas d'érythème polymorphe a été décrit ; il a cédé rapidement à l'arrêt du chlorhydrate de naloxone.
Piloérection2
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Faiblesse2, frisson2,
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Hyperventilation, irritation et inflammation locale (après administration intramusculaire).
Syndrome de sevrage2
Décès lorsque l'inversion de la dépression induite par les opioïdes est soudaine
Investigations
Augmentation de la pression sanguine lorsque l'inversion de la dépression induite par les opioïdes est soudaine
1 en cas de levée trop rapide de l'effet de l'opioïde
2 précipitation des symptômes du syndrome de sevrage aigu en cas de levée trop rapide de l'effet des opioïdes chez les personnes physiquement dépendantes aux opioïdes
3 des crises convulsives se sont produites après l'administration de chlorhydrate de naloxone ; cependant, on ne peut conclure à une relation de cause à effet avec le médicament.

Contre-indications

Hypersensibilité au chlorhydrate de naloxone ou à l'un des excipients du médicament .

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Il n'existe pas de données suffisamment pertinentes concernant l'utilisation du chlorhydrate de naloxone chez la femme enceinte. Toutefois, compte-tenu du risque mortel pour la mère et le fœtus en cas de surdosage aux opioïdes, l'administration de PRENOXAD chez une femme enceinte est possible.
Lors des études de toxicité menées au cours de la reproduction animale, aucun effet toxique pour l'embryon ou tératogène n'a été révélé .
Dans l'espèce humaine, la naloxone passe la barrière placentaire.
Chez une femme enceinte dépendante aux opioïdes, l'administration de naloxone peut précipiter un syndrome de sevrage chez le fœtus ou le nouveau-né. Par conséquent en cas d'administration en fin de grossesse, le fœtus ou le nouveau-né devra être étroitement surveillé en structure médicalisée.
Allaitement
Il n'est pas établi si la naloxone est excrétée dans le lait maternel ou si elle a un effet sur le nouveau-né allaité. Il est donc recommandé d'éviter l'allaitement pendant une période de temps appropriée après l'administration de PRENOXAD.
Fertilité
Aucune donnée clinique sur la fertilité n'est disponible, toutefois, les données disponibles chez le rat et la souris ne montrent pas d'effet sur la fertilité .

Surdosage

L'expérience clinique des surdosages de naloxone chez l'Homme est limitée.
Un surdosage de naloxone entraîne la levée brutale de la dépression due aux opioïdes et précipite l'apparition d'un syndrome de sevrage important .

Interactions avec d'autres médicaments

La naloxone peut diminuer les effets analgésiques des opioïdes utilisés pour soulager la douleur, en raison de ses propriétés antagonistes.
Pour les médicaments à visée cardiovasculaires ou des substances relativement cardiotoxiques et à risque de provoquer une tachycardie ventriculaire, une fibrillation et un arrêt cardiaque.

Mises en garde et précautions

PRENOXAD est un traitement d'urgence et il convient de s'assurer que le patient comprenne l'importance d'une prise en charge médicale après l'utilisation de ce médicament.
Les patients qui présentent un risque de surdosage aux opioïdes et les personnes susceptibles d'administrer PRENOXAD doivent recevoir des instructions claires quant aux circonstances et modalités d'administration de ce médicament.
Risque de résurgence de la dépression respiratoire :
La durée d'action de certains opioïdes (dihydrocodéine, oxycodone, fentanyl et méthadone, par exemple) peut être plus longue que celle de la naloxone conduisant à un risque de résurgence de la dépression respiratoire même après une première amélioration des symptômes. C'est pourquoi il est très important d'appeler immédiatement les structures d'urgence avant même d'avoir administré la première dose de PRENOXAD, de garder le patient sous surveillance continue et d'administrer une ou plusieurs doses supplémentaires de PRENOXAD si nécessaire.
Efficacité limitée en cas de surdosage d'agoniste partiel, tel que la buprénorphine :
L'efficacité de la naloxone peut être limitée en cas de dépression respiratoire due à un agoniste partiel des récepteurs opioïdes tel que la buprénorphine. Par conséquent, une prise en charge médicale est nécessaire après administration de PRENOXAD.
Précipitation d'un syndrome de sevrage aux opioïdes :
Chez les sujets ayant consommé des opioïdes, la levée brutale et complète de l'action des opioïdes par la naloxone peut précipiter l'apparition d'un syndrome de sevrage important caractérisé par les signes et symptômes suivants : courbatures, diarrhées, tachycardie, fièvre, écoulement nasal, éternuements, pilo-érection, transpiration, bâillements, nausées ou vomissements, nervosité, agitation ou irritabilité, frissons ou tremblements, crampes abdominales, fatigue et augmentation de la tension artérielle. Ce risque ne doit en aucun cas remettre en question l'administration de PRENOXAD ou nécessiter une adaptation posologique.
Effets cardiovasculaires :
Après administration de naloxone en post-opératoire, des cas d'hypotension, d'hypertension, de tachycardie ventriculaire, de fibrillation, d'œdème pulmonaire et d'arrêt cardiaque ont été observés. Un décès, un coma et une encéphalopathie ont été rapportés comme séquelles de ces événements. Ces événements ont principalement été rapportés chez des patients ayant des antécédents d'affections cardiovasculaires ou recevant des médicaments ayant des effets indésirables cardiovasculaires potentiels. En conséquence, ces patients doivent faire l'objet d'une surveillance médicale appropriée après administration de PRENOXAD.
Insuffisance rénale :
L'innocuité et l'efficacité du chlorhydrate de naloxone chez les patients présentant une insuffisance rénale n'ont pas été établies lors des essais cliniques. PRENOXAD doit être utilisé avec précaution chez ces patients qui devront faire l'objet d'une surveillance après administration .
Maladie hépatique :
L'innocuité et l'efficacité du chlorhydrate de naloxone chez les patients souffrant d'une maladie hépatique n'ont pas été établies lors d'essais cliniques contrôlés. Lors d'une étude chez des patients présentant une cirrhose hépatique, les concentrations de naloxone dans le plasma étaient environ six fois plus élevées que chez les patients ne souffrant pas d'une maladie hépatique. L'administration de naloxone a un effet diurétique chez les patients souffrant d'une cirrhose. PRENOXAD doit être administré avec précaution chez ces patients qui devront faire l'objet d'une surveillance après administration .
Population pédiatrique :
L'administration de naloxone chez les enfants peut entraîner la levée complète et brutale des effets opioïdes, précipitant un syndrome de sevrage sévère. L'enfant à qui est administré la naloxone, doit être médicalement surveillé pendant au moins 24 heures.
Contrairement à ce qui est observé chez l'adulte, un syndrome de sevrage aux opioïdes chez un nouveau-né (avant un mois), peut être mortel, s'il n'est pas diagnostiqué et pris en charge rapidement. Il peut présenter les symptômes suivants : convulsions, pleurs excessifs et reflexes hyperactifs.
Par conséquent, si un surdosage aux opioïdes chez un nouveau-né d'une mère consommant des opioïdes est suspecté, afin d'éviter l'apparition brutale d'un syndrome de sevrage, l'utilisation en structure médicalisée d'une forme injectable de naloxone permettant une définition de la dose en fonction du poids et une titration en fonction de la réponse doit être privilégiée.
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) pour 2 ml de solution injectable et est essentiellement sans sodium.

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