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Principe actif -Immunoglobuline humaine normale (plasmatique)

Dénomination commune internationale:
Immunoglobulinum humanum normale

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Immunoglobuline humaine normale (plasmatique) - dans les pharmacopées des pays suivants:

Pharmacopée Française
immunoglobuline humaine normale (plasmatique)
- DCF (Dénominations Communes Françaises)
Pharmacopée d'état de la Fédération de Russie
иммуноглобулин человека нормальный


Сlassification pharmacothérapeutique:

Formes pharmaceutiques IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE)

  • lyophilisat et solution pour usage intraveineuse
  • lyophilisat oral
  • lyophilisat pour préparation injectable perfusion
  • poudre et solvant pour solution injectable
  • poudre et solvant pour solution pour perfusion
  • poudre pour solution pour perfusion
  • solution et solution pour perfusion
  • solution injectable
  • solution injectable IM
  • solution injectable IV
  • solution pour perfusion

Pharmacodynamique

IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) contient principalement des immunoglobulines G (IgG) présentes chez la population normale.
Ce produit est préparé à partir de pools de plasma provenant d'un minimum de 1000 dons.
Ces IgG présentent un large spectre d'anticorps dirigés contre les agents infectieux, dont les taux peuvent être mis à disposition du corps médical sur demande.
Le respect des fonctions biologiques des immunoglobulines a été validé par un test de la fonction Fc.
Le mécanisme d'action du traitement immunomodulateur des IgIV est multifactoriel, impliquant l'immunité humorale et cellulaire.
Des administrations appropriées de ce médicament sont susceptibles de ramener à une valeur normale un taux anormalement bas d'IgG.

Pharmacocinétique

Pharmacocinétique - IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) - usage parentéral

Les IgIV ont une biodisponibilité complète et immédiate dès l'administration par voie intraveineuse. Les IgIV sont rapidement réparties entre le plasma et le liquide extravasculaire et un équilibre est atteint entre les compartiments intra et extravasculaires en 3 à 5 jours environ.
La demi-vie de IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE), mesurée chez des patients présentant un déficit immunitaire primitif, est de 36,4 ± 16,5 jours. La demi-vie des IgIV est variable en fonction du statut immun du patient.
Les immunoglobulines monomériques solubles et les complexes immuns sont dégradés par le système réticulo-endothélial.

Dosage

Dosage - IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) - usage parentéral
Poudre et solvant pour solution pour perfusion
La posologie et l'intervalle entre les administrations dépendent de l'usage auquel est destiné le traitement (substitution ou immunomodulation) et de la demi-vie de l'immunoglobuline humaine normale par voie intraveineuse (IgIV) in vivo chez les patients atteints de déficit immunitaire.
Chez les patients obèses ayant un indice de masse corporelle ≥ 30, la dose thérapeutique de IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) administrée en cas d'immunomodulation devra être adaptée au poids maigre afin d'éviter les complications rénales aigües liées à l'augmentation de la pression oncotique et de la viscosité sanguine. Cette mesure ne dispense pas d'une étroite surveillance de la fonction rénale.
Les posologies suivantes sont données à titre indicatif :
Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire primitif :
Le traitement doit avoir pour but d'assurer un taux d'IgG résiduel (c'est-à-dire avant l'administration suivante d'IgIV) d'au moins 6 g/L. La persistance des infections peut amener à respecter un seuil d'IgG résiduel de 8 voire 10 g/L. Après le début d'un traitement par les IgIV, l'équilibre s'effectue en 3 à 6 mois. On peut recommander une dose de charge de 0,4 à 0,8 g/kg selon les circonstances (infection) puis une perfusion de 0,2 g/kg toutes les 3 semaines. Les doses d'IgIV nécessaires pour atteindre un taux résiduel de 6 g/L sont de l'ordre de 0,3 g/kg/mois, avec des extrêmes de 0,2 à 0,8 g/kg/mois. La fréquence de perfusion varie de 15 jours à 1 mois. La survenue d'infections peut nécessiter l'emploi temporaire de perfusions plus fréquentes.
Dans le traitement substitutif des déficits immunitaires primitifs, un dosage des concentrations sériques d'IgG avant chaque perfusion s'avère nécessaire pour contrôler l'activité du traitement et éventuellement ajuster la dose ou l'intervalle d'administration.
Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire secondaire :
On peut recommander une dose de 0,2 à 0,4 g/kg toutes les 3 à 4 semaines, afin d'assurer un taux d'IgG résiduel (c'est-à-dire avant l'injection suivante d'IgIV) d'au moins 4 à 6 g/L.
Le traitement de substitution dans les déficits immunitaires primitifs et secondaires peut être effectué à domicile. L'administration doit être initiée et surveillée par une infirmière ou une personne ayant satisfait à une formation spécifique par l'équipe hospitalière en charge du patient.
Purpura thrombopénique idiopathique (PTI) :
Pour le traitement d'attaque, 0,8 à 1 g/kg/j au jour 1, éventuellement répété au jour 3, ou 0,4 g/kg/j pendant 2 à 5 jours. Ce traitement peut être renouvelé en cas de réapparition d'une thrombopénie sévère.
Traitement de la rétinochoroïdite de Birdshot :
La posologie initiale sera de 1,6 g/kg sur 2 à 4 jours toutes les 4 semaines pendant 6 mois. En entretien, 1,2 g/kg sur 2 à 4 jours, toutes les 4 à 10 semaines.
Syndrome de Guillain et Barré de l'adulte :
0,4 g/kg de poids corporel/jour pendant 5 jours.
Neuropathie motrice multifocale (NMM) :
Pour le traitement d'attaque, la posologie de 2 g/kg administrée sur 2 à 5 jours et répétée toutes les 4 semaines sera maintenue pendant 6 mois.
Le traitement d'entretien est de 2 g/kg administrés sur 2 à 5 jours. L'intervalle entre les administrations de IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) et la durée du traitement d'entretien seront adaptés au délai individuel de réapparition des symptômes chez les patients.
En l'absence d'effet thérapeutique, le traitement par IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) pourra être arrêté après au minimum 3 mois et au maximum 6 mois de traitement.
Polyradiculonévrites inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) :
La posologie de 2 g/kg administrée sur 5 jours et répétée toutes les 4 semaines sera maintenue 4 mois maximum, en fonction de la réponse au traitement.
L'absence d'effet thérapeutique devra être évaluée à chaque cure et l'arrêt du traitement devra être envisagé après 3 mois de traitement sans effet.
Traitement des poussées aiguës de myasthénie :
La posologie habituellement recommandée est de 1 g/kg, administrée sur une journée.
Maladie de Kawasaki :
1,6 à 2,0 g/kg administrés en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 jours ou 2 g/kg en dose unique, associées à l'acide acétylsalicylique.
Posologie et mode d'administration
Indication
Posologie
Rythme des injections
Traitement associé
Traitement substitutif:
Déficits immunitaires primitifs
Dose de charge : 0,4 à 0,8 g/kg
Dose d'entretien : 0,2 à 0,8 g/kg
Toutes les 2 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel d'IgG d'au moins 6 g/L. La persistance des infections peut amener à respecter un seuil d'IgG résiduel de 8 voire 10 g/L
Déficits immunitaires secondaires
0,2 à 0,4 g/kg
Toutes les 3 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel d'IgG d'au moins 4 à 6 g/L
Traitement immuno modulateur :
Purpura thrombopénique idiopathique
0,8 à 1 g/kg ou 0,4 g/kg/j
A J1, éventuellement répété à J3 Pendant 2 à 5 jours
Rétinochoroïdite de Birdshot
Dose initiale : 1,6 g/kg sur 2 à 4 j
Toutes les 4 semaines pendant 6 mois
Dose d'entretien : 1,2 g/kg sur 2 à 4 j
Toutes les 4 à 10 semaines
Syndrome de Guillain et Barré de l'adulte
0,4 g/kg/j
Pendant 5 jours
Neuropathie motrice multifocale (NMM)
Dose initiale : 2 g/kg sur 2 à 5 j
Toutes les 4 semaines pendant 6 mois
Dose d'entretien : 2 g/kg sur 2 à 5 j
L'intervalle entre les administrations et la durée du traitement d'entretien seront adaptés au délai individuel de réapparition des symptômes
Polyradiculonévrites inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)
2 g/kg sur 5 j
Toutes les 4 semaines pendant 4 mois maximum, en fonction de la réponse au traitement
Poussées aiguës de myasthénie
1 g/kg sur 1 j
En une dose unique
Maladie de Kawasaki
1,6 à 2,0 g/kg ou 2 g/kg
En plusieurs doses réparties sur 2 à 5 jours En une dose unique
Acide acétylsalicylique
Mode d'administration
IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) se présente sous la forme d'une poudre à reconstituer extemporanément avec de l'eau pour préparations injectables.
Les IgIV doivent être exclusivement administrées par voie intraveineuse en une seule fois et immédiatement après reconstitution.
Le débit sera adapté en fonction de la tolérance clinique, sans dépasser un débit de 1 mL/kg/h pendant la première demi-heure, puis en augmentant progressivement sans dépasser 4 mL/kg/h.
Ne pas utiliser de solution présentant un aspect trouble ou contenant un dépôt.
Chez les patients présentant des facteurs de risque d'insuffisance rénale, la dose minimale efficace de IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) devra être administrée et le débit de perfusion devra être réduit. Selon l'indication clinique, les doses de IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) peuvent être fractionnées, en particulier dans les indications où les doses utilisées sont plus élevées, et une prolongation de l'intervalle entre les cures peut être envisagée .
Solution pour perfusion
La posologie et l'intervalle entre les administrations dépendent de l'usage auquel est destiné le traitement (substitution ou immunomodulation) et de la demi-vie de l'immunoglobuline humaine normale par voie intraveineuse (IgIV) in vivo chez les patients atteints de déficit immunitaire.
Les posologies suivantes sont données à titre indicatif :
Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire primitif :
Le traitement doit avoir pour but d'assurer un taux d'IgG résiduel (c'est-à-dire avant l'administration suivante d'immunoglobuline humaine normale) d'au moins 4 à 6 g/l. Après le début d'un traitement par les IgIV, l'équilibre s'effectue en 3 à 6 mois. On peut recommander une dose de charge de 0,4 à 0,8 g/kg selon les circonstances (infection) puis une perfusion de 0,2 g/kg toutes les 3 semaines. Les doses d'IgIV nécessaires pour atteindre un taux résiduel de 4 à 6 g/l sont de l'ordre de 0,3 g/kg/mois, avec des extrêmes de 0,2 à 0,8 g/kg/mois. L'intervalle des perfusions varie de 15 jours à 1 mois. La survenue d'infections peut nécessiter l'emploi temporaire de perfusions plus fréquentes.
Dans le traitement substitutif des déficits immunitaires primitifs, un dosage des concentrations sériques d'IgG avant chaque perfusion s'avère nécessaire pour contrôler l'activité du traitement et éventuellement ajuster la dose ou l'intervalle d'administration.
Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire secondaire :
On peut recommander une dose de 0,2 à 0,4 g/kg toutes les 3 à 4 semaines.
Purpura thrombopénique idiopathique (PTI) :
Pour le traitement d'attaque, 0,8 à 1 g/kg/j au jour 1, éventuellement répété au jour 3, ou 0,4 g/kg/j pendant 2 à 5 jours. Ce traitement peut être renouvelé en cas de réapparition d'une thrombopénie sévère.
Syndrome de GUILLAIN-BARRE :
0,4 g/kg/j pendant 3 à 7 jours. L'expérience chez l'enfant est limitée.
Maladie de Kawasaki :
1,6 à 2,0 g/kg administrés en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 jours ou 2,0 g/kg en dose unique, associés à l'acide acétylsalicylique.
Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) :
Posologie de 2 g/kg administrée sur 5 jours et répétée toutes les 4 semaines.
L'absence d'effet thérapeutique devra être évaluée à chaque cure et l'arrêt du traitement devra être envisagé après 3 mois de traitement sans effet.
La poursuite du traitement au-delà de 4 mois doit être soumise à l'appréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse sur le long terme.
La posologie et les intervalles d'administration devront être adaptés au cas par cas, en fonction de l'évolution de la pathologie.
Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques :
Les IgIV sont généralement utilisées avant et après l'allogreffe. Les IgIV ont un effet préventif vis-à-vis de la survenue de complications infectieuses et réduisent la fréquence et la sévérité de la maladie du greffon contre l'hôte chez les receveurs d'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques. La posologie est déterminée sur une base individuelle et commence habituellement par une dose de 0,5 g/kg/semaine de J-7 à J+90. En cas de défaut persistant de la production d'anticorps, on recommande actuellement la posologie de 0,5 g/kg/mois jusqu'à J+360.
Posologie et Mode d'administration
Indication Posologie Rythme des injections Traitement associé
Traitement substitutif dans les déficits immunitaires primitifs
dose de charge : 0,4 à 0,8 g/kg
dose d'entretien : 0,2 à 0,8 g/kg
toutes les 2 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel d'IgG d'au moins 4 à 6 g/l
Traitement substitutif dans les déficits immunitaires secondaires
0,2 à 0,4 g/kg
toutes les 3 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel d'IgG d'au moins 4 à 6 g/l
Traitement immunomodulateur :
Purpura thrombopénique idiopathique
0,8 à 1 g/kg
ou
0,4 g/kg/j
à J1, éventuellement répété à J3
pendant 2 à 5 jours
Syndrome de GUILLAIN-BARRE
0,4 g/kg/j
pendant 3 à 7 jours
maladie de Kawasaki
1,6 à 2,0 g/kg
ou
2 g/kg
en plusieurs doses réparties sur
2 à 5 j
en une dose unique
acide acétylsalycilique
Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)
2 g/kg
sur 5 jours, toutes les 4 semaines*
Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques
Prévention des complications infectieuses et de la maladie du greffon contre l'hôte
0,5 g/kg
chaque semaine de J-7 à J+90
En cas de défaut persistant de la production d'anticorps
0,5 g/kg
chaque mois jusqu'à J+360
Pour les PIDC, la poursuite du traitement au-delà de 4 mois doit être soumise à l'appréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse sur le long terme.
La posologie et les intervalles d'administration devront être adaptés au cas par cas, en fonction de l'évolution de la pathologie.
Mode d'administration
IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) doit être exclusivement injecté par voie intraveineuse.
Le débit sera adapté en fonction de la tolérance clinique. La vitesse initiale de perfusion ne doit pas dépasser un débit de 1 ml/kg/h pendant la première demi-heure. Si aucune réaction indésirable ne survient, la vitesse de perfusion peut être augmentée progressivement jusqu'à un maximum de 5 ml/kg/h.
Sur avis du médecin prescripteur, le traitement de substitution dans les déficits immunitaires primitifs et secondaires peut être effectué à domicile chez les patients préalablement traités par IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) pendant au moins 6 mois en milieu hospitalier, sans apparition d'effets indésirables. L'administration doit être initiée et surveillée par une infirmière ou une personne ayant satisfait à une formation spécifique par l'équipe hospitalière en charge du patient.

Indications

Indications - IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) - usage systémique
Traitement de substitution :
déficits immunitaires primitifs avec hypogammaglobulinémie ou atteinte fonctionnelle de l'immunité humorale,
infections bactériennes récidivantes chez l'enfant infecté par le VIH,
déficits immunitaires secondaires de l'immunité humorale, en particulier :
§ la leucémie lymphoïde chronique ou le myélome, avec hypogammaglobulinémie et associés à des infections à répétition, § l'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques avec hypogammaglobulinémie associée à une infection.
Traitement immunomodulateur :
purpura thrombopénique idiopathique (PTI) chez l'adulte et l'enfant en cas de risque hémorragique important ou avant un acte médical ou chirurgical pour corriger le taux de plaquettes,
rétinochoroïdite de Birdshot,
syndrome de Guillain et Barré de l'adulte,
neuropathie motrice multifocale (NMM),
polyradiculonévrites inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC),
poussées aiguës de myasthénie,
Maladie de Kawasaki

Contre-indications

Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
hypersensibilité aux immunoglobulines humaines, en particulier chez les patients présentant un déficit en IgA et avec des anticorps circulants anti-IgA ;

Effets indésirables

Effets indésirables - IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) - usage systémique

Les effets secondaires liés à l'administration d'IgIV sont plus fréquents chez les malades atteints de déficits immunitaires primitifs.
Comme avec les autres IgIV, des réactions de type frissons-hyperthermie parfois accompagnées de céphalées, nausées, vomissements, manifestations allergiques, élévation ou chute de la pression artérielle, arthralgies, et lombalgies modérées peuvent survenir occasionnellement.
Le risque de réaction anaphylactique est plus élevé en cas de première perfusion, et peut survenir immédiatement, ou entre 30 et 60 minutes après le début de la perfusion (voir Mises en garde et Précautions particulières d'emploi), en cas de perfusion intraveineuse rapide (voir paragraphe Mode d'administration), chez des patients agammaglobulinémiques avec déficit en IgA ou hypogammaglobulinémiques qui n'ont jamais reçu d'immunoglobulines ou dont le dernier traitement par IgIV remonte à plus de 8 semaines. Un débit rapide pourrait être responsable d'accidents thrombotiques artériels et veineux plus particulièrement chez le sujet à risque vasculaire.
De rares cas d'hypotension et de chocs anaphylactiques ont été rapportés même chez des patients n'ayant pas présenté de réactions d'hypersensibilité lors d'injections antérieures.
De rares cas de poussées hypertensives isolées ont été rapportés chez les patients recevant des IgIV.
Comme avec les autres IgIV, de rares cas de réactions cutanées surtout eczématiformes, régressives, de rares cas d'anémie hémolytique et/ou hémolyse régressive et des cas d'élévation de la créatininémie et/ou d'insuffisance rénale aiguë et de très rares cas d'augmentation transitoire des transaminases ont été rapportés.
Des cas de réaction méningée aseptique, particulièrement chez les patients présentant un purpura thrombopénique idiopathique ont été rapportés avec les IgIV. Cette atteinte méningée est réversible en quelques jours après l'arrêt du traitement.
De rares cas de thrombose ont été rapportés avec les immunoglobines humaines normales en majorité chez les sujets âgés ainsi que chez les patients présentant des risques d'ischémie (diminution de l'apport sanguin) cérébrale ou cardiaque, une surcharge pondérale ou atteints d'hypovolémie (diminution du volume sanguin circulant) sévère.

Surdosage

Bien qu'aucun cas de surdosage n'ait été rapporté avec IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE), la survenue de certains effets secondaires dose-dépendants pourrait être favorisée : méningite aseptique, insuffisance rénale, hyperviscosité sanguine.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Aucune étude de reproduction chez l'animal n'a été conduite avec IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) et l'expérience chez la femme enceinte est limitée. Bien qu'aucune réaction indésirable sur le fœtus n'ait été observée, les IgIV ne doivent être administrées chez la femme enceinte qu'en cas de nécessité bien établie.
Allaitement
Les protéines contenues dans les IgIV sont des constituants normaux du plasma humain. Leur passage dans le lait maternel ne doit pas provoquer d'effets indésirables chez le nouveau-né.

Interactions avec d'autres médicaments

Utilisation concomitante de médicaments néphrotoxiques
L'utilisation concomitante de médicaments présentant une toxicité rénale augmente le risque d'insuffisance rénale aiguë. Si une telle combinaison est nécessaire pendant le traitement avec l'IgIV, il faut envisager un fractionnement de la dose et un débit de perfusion minimal et il faut assurer une hydratation correcte et le suivi biologique des paramètres rénaux.
Les médicaments ayant un potentiel néphrotoxique sont représentés en particulier par les agents de contraste iodés, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens, les aminosides, les organoplatines, de fortes doses de méthotrexate, la ciclosporine, le tacrolimus, certains antiparasitaires tels que la pentamidine ou certains antiviraux tels que le foscarnet, les « ciclovirs ».
En association avec un diurétique de l'anse, le risque d'insuffisance rénale aiguë est augmenté, en particulier lors de l'initiation ou l'augmentation de la posologie d'un traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, un antagoniste du récepteur de l'angiotensine II ou un inhibiteur direct de la rénine .
Vaccins constitués de virus vivants atténués
L'administration d'immunoglobuline humaine normale peut entraver l'efficacité des vaccins constitués de virus vivants atténués tels que les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle. Après perfusion de ce médicament, attendre au minimum 6 semaines (de préférence 3 mois) avant d'administrer ce type de vaccins.
Si le patient a reçu des vaccins constitués de virus vivants atténués (rougeole, rubéole, oreillons, varicelle) au cours des 2 semaines précédant la perfusion, un contrôle des anticorps protecteurs post-vaccinaux peut être nécessaire en vue d'un éventuel rappel.

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