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Lévothyroxine sodique


Lévothyroxine sodique - suite à sa conversion partielle en liothyronine (t3), en particulier dans le foie et les reins, et après passage dans les cellules de l'organisme, on observe les effets caractéristiques de l'hormone thyroïdienne sur le développement, la croissance et le métabolisme, par l'intermédiaire de l'activation des récepteurs t3.


Lévothyroxine sodique - Pharmacocinétique et effets indésirables. Les médicaments avec le principe actif Lévothyroxine sodique - Medzai.net
Lévothyroxine sodique - Pharmacocinétique et effets indésirables. Les médicaments avec le principe actif Lévothyroxine sodique - Medzai.net
Dénomination commune internationale:
LEVOTHYROXINE SODIUM ANHYDROUS
Numéro CAS:
55-03-8
Formule brute:
C15H10I4NNaO4
Nomenclature de l'UICPA:
sodium;(2S)-2-amino-3-[4-(4-hydroxy-3,5-diiodo-phenoxy)-3,5-diiodo-phenyl]propanoate

sodium;(2S)-2-amino-3-[4-(4-hydroxy-3,5-diiodophenoxy)-3,5-diiodophenyl]propanoate

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Composés chimiques

LÉVOTHYROXINE SODIQUE
Dénomination commune internationale:
LEVOTHYROXINE SODIUM ANHYDROUS
Numéro CAS:
55-03-8
Formule brute:
C15H10I4NNaO4
Nomenclature de l'UICPA:

sodium;(2S)-2-amino-3-[4-(4-hydroxy-3,5-diiodo-phenoxy)-3,5-diiodo-phenyl]propanoate

sodium;(2S)-2-amino-3-[4-(4-hydroxy-3,5-diiodophenoxy)-3,5-diiodophenyl]propanoate

LEVOTHYROXINE SODIUM ANHYDROUS
LEVOTHYROXINE
Numéro CAS:
51-48-9
Formule brute:
C15H11I4NO4
LEVOTHYROXINE N-METHYLAMIDE
Formule brute:
C16H14I4N2O3
LÉVOTHYROXINE SODIQUE
Dénomination commune internationale:
LEVOTHYROXINE SODIUM
Numéro CAS:
6106-07-6
Formule brute:
C15H10I4NO4.Na.5H2O
LEVOTHYROXINE SODIUM MONOHYDRATE
Numéro CAS:
31178-59-3
Formule brute:
C15H10I4NO4.Na.H2O

Lévothyroxine sodique - dans les pharmacopées des pays suivants:

Pharmacopée britannique
levothyroxine sodium
- BAN (British Approved Name)
Pharmacopée Française
lévothyroxine sodique
- DCF (Dénominations Communes Françaises)
Pharmacopée japonaise
levothyroxine sodium
- JAN (Japanese Accepted Name)
Pharmacopée d'état de la Fédération de Russie
Левотироксин натрий
Pharmacopée américaine
levothyroxine sodium anhydrous
- USP (United States Pharmacopeia)
Pharmacopée d'Italie
levotiroxina sodica
- DCIT (Denominazione Comune Italiana)
Pharmacopée européenne
levothyroxine sodium
- Ph.Eur.
Pharmacopée indienne
thyroxine sodium
- IP
Pharmacopée internationale
levothyroxinum natricum
Pharmacopée chinoise
左甲状腺素钠
Pharmacopée mexicaine
levothyroxine sodium
- MXP
Pharmacopée de Yougoslavie
levothyroxin-natrium


Сlassification pharmacothérapeutique:

Classification ATC:

Formes pharmaceutiques

  • capsule molle
  • comprimé
  • comprimé sécable
  • solution buvable
  • solution buvable gouttes
  • solution injectable

Pharmacodynamique

Suite à sa conversion partielle en liothyronine (T3), en particulier dans le foie et les reins, et après passage dans les cellules de l'organisme, on observe les effets caractéristiques de l'hormone thyroïdienne sur le développement, la croissance et le métabolisme, par l'intermédiaire de l'activation des récepteurs T3.
La substitution de l'hormone thyroïdienne conduit à la normalisation des processus métaboliques. Ainsi, par exemple, une augmentation du taux de cholestérol consécutive à une hypothyroïdie est considérablement réduite par l'administration de lévothyroxine.

Pharmacocinétique

Pharmacocinétique - LÉVOTHYROXINE SODIQUE - voie orale

Absorption
Dépendant dans une large mesure du type de forme galénique, jusqu'à ≤ 80 % de la lévothyroxine administrée par voie orale est absorbée lorsqu'elle est prise à jeun, principalement au niveau de l'intestin grêle supérieur. L'absorption est réduite de manière significative si le produit est administré avec de la nourriture. La concentration plasmatique maximale est atteinte environ 2 à 3 heures après l'ingestion.
Au début du traitement par voie orale, l'action commence à se manifester après 3 à 5 jours.
Distribution
Le volume de distribution calculée est d'environ 10 à 12 L. La lévothyroxine est liée à environ 99,97 % à des protéines de transport spécifiques. Comme cette liaison entre l'hormone et la protéine n'est pas covalente, il s'établit un échange constant et très rapide entre l'hormone libre et l'hormone liée.
Biotransformation
La clairance métabolique de la lévothyroxine est d'environ 1,2 L de plasma/jour. Elle est principalement dégradée dans le foie, les reins, le cerveau et le muscle.
Elimination
La demi-vie de la lévothyroxine est d'environ 7 jours ; elle est plus courte en cas d'hyperthyroïdie (3 à 4 jours) et plus longue en cas d'hypothyroïdie (environ 9 à 10 jours). Chez l'homme, environ 20 à 40 % de la lévothyroxine sont éliminés dans les selles et environ 30 à 55 % d'une dose de lévothyroxine sont excrétés dans l'urine.
Seules de petites quantités de lévothyroxine traversent la barrière placentaire. Pendant un traitement à la dose normale, seules de petites quantités de lévothyroxine sont sécrétées dans le lait maternel.
En raison de sa forte liaison aux protéines, la lévothyroxine ne se prête pas à l'hémodialyse ou à la perfusion sanguine.
Populations de patients particulières
Insuffisance rénale
L'insuffisance rénale ne semble pas avoir d'effet significatif sur l'élimination de la lévothyroxine.
Insuffisance hépatique
En cas de fonction hépatique altérée, la conversion en T3 peut être diminuée et l'élimination de la lévothyroxine peut être altérée, selon la gravité de la diminution de la fonction hépatique.

Pharmacocinétique - LÉVOTHYROXINE SODIQUE - usage parentéral

Absorption
Après administration parentérale, la lévothyroxine synthétique est indifférenciable de l'hormone naturelle sécrétée de façon endogène.
Distribution
Plus de 99 % des hormones thyroïdiennes circulantes sont liées aux protéines plasmatiques, notamment à la globuline fixant la thyroxine (TBG), à la préalbumine fixant la thyroxine (TBPA) et à l'albumine, dont les capacités de fixation et les affinités varient selon les hormones. Les hormones thyroïdiennes liées aux protéines plasmatiques restent en corrélation inverse avec une faible concentration d'hormones libres. Seules ces dernières sont métaboliquement actives.
Après administration intraveineuse, le volume de distribution est estimé à 11,6 litres chez les sujets sains et à 14,7 litres chez les patients hypothyroïdiens.
Biotransformation
La principale voie métabolique des hormones thyroïdiennes est la désiodation séquentielle. Environ 80 % de la T3 circulante est dérivée de la T4 périphérique par monodésiodation. Le foie constitue le principal site de dégradation de la T4 et la T3, la désiodation de la T4 se produisant également dans un certain nombre d'autres sites, notamment les reins et d'autres tissus. Environ 80 % de la dose journalière de T4 est désiodée pour obtenir des quantités égales de T3 et de rT3 (reverse T3). La T3 et la rT3 sont ensuite désiodées à leur tour en diiodothyronine (T2). Les hormones thyroïdiennes sont également métabolisées par sulfo- ou glucuroconjugaison et excrétées directement dans la bile et l'intestin où elles subissent une recirculation entéro-hépatique.
Élimination
La clairance de la lévothyroxine est estimée à environ 0,050 litres/heure chez des patients euthyroïdiens ; elle est légèrement supérieure (0,053 litres/heure) chez les patients hypothyroïdiens. La demi-vie d'élimination de la lévothyroxine est estimée à 6 à 7 jours chez les sujets sains et 9 à 10 jours chez les patients présentant un coma myxœdémateux.

Dosage

Dosage - LÉVOTHYROXINE SODIQUE - voie orale
Comprimé
Hormonothérapie/traitement substitutif thyroïdien
Les renseignements posologiques servent de ligne directrice. La dose quotidienne doit être déterminée par des tests de diagnostic en laboratoire et des examens cliniques. Si une fonction thyroïdienne résiduelle demeure, une dose de substitution plus faible peut être suffisante.Chez les patients âgés, les patients atteints de coronaropathie et les patients atteints d'hypothyroïdie sévère ou chronique, l'hormonothérapie thyroïdienne doit être instaurée avec une attention particulière, à savoir en sélectionnant une dose initiale faible, puis en l'augmentant lentement et à intervalles plus longs, avec un suivi fréquent de l'hormone thyroïdienne. L'expérience a montré qu'une dose plus faible est également suffisante chez les patients de faible poids corporel ou en cas de goitre volumineux. Les comprimés de lévothyroxine 25 mcg pouvant être divisés en deux moitiés égales, une dose initiale de 12,5 mcg peut être utilisée.
Comme les taux de T4 ou de T4 libre peuvent être augmentés chez certains patients, la détermination de la concentration sérique de TSH convient mieux pour surveiller le schéma thérapeutique.
Population pédiatrique
La dose d'entretien est généralement de 100 à 150 mcg par mètre carré de surface corporelle et par jour.
Pour les nouveau-nés et les nourrissons atteints d'hypothyroïdie congénitale, où une substitution rapide est importante, la dose initiale recommandée est de 10 à 15 mcg par kilogramme de poids corporel et par jour pendant les 3 premiers mois. Par la suite, la dose doit être ajustée individuellement en fonction des résultats cliniques et des valeurs d'hormone thyroïdienne et de TSH.
Pour les enfants atteints d'hypothyroïdie acquise, la dose initiale recommandée est de 12,5 à 50 mcg par jour. La dose doit être augmentée progressivement toutes les 2 à 4 semaines selon les résultats cliniques et les valeurs d'hormone thyroïdienne et de TSH jusqu'à l'obtention de la pleine dose de substitution.
Les nourrissons doivent recevoir la dose quotidienne totale au moins une demi-heure avant le premier repas de la journée.
Mode d'administration
La dose quotidienne totale est prise le matin à jeun, au moins une demi-heure avant le petit déjeuner. Les comprimés doivent être avalés en entier, sans les croquer, avec un peu de liquide.
Les nourrissons doivent recevoir la dose quotidienne totale au moins une demi-heure avant leur premier repas de la journée. Pour cela, le comprimé est laissé à dissoudre dans un peu d'eau (10-15 ml), et la dispersion fine qui en résulte (NB : à préparer fraîchement pour chaque dose) est administrée avec un peu de liquide (5-10 ml) supplémentaire.
Indication
Dose
(mcg de lévothyroxine sodique/jour)
Hypothyroïdie :
Adultes initialement
25-50
suivie par
100-200
(augmentée à intervalle de 2 à 4 semaines par incréments de 25-50 mcg)
Prophylaxie contre la récidive du goitre :
75-200
Goitre euthyroïdien bénin :
75-200
Traitement d'association dans le traitement antithyroïdien de l'hyperthyroïdie :
50-100
Après thyroïdectomie pour cancer de la thyroïde :
150-300
Scintigraphie de suppression thyroïdienne :
Comprimés de lévothyroxine 100 mcg
200 mcg
(équivalant à 2 comprimés)/jour
(pendant 14 jours jusqu'à ce que la scintigraphie soit réalisée)
Comprimés de lévothyroxine 150 mcg
150 mcg
(équivalant à 1 comprimé)/jour
(pendant 14 jours jusqu'à ce que la scintigraphie soit réalisée)
Comprimés de lévothyroxine 200 mcg
200 mcg (équivalant à 1 comprimé)/jour
(pendant 14 jours jusqu'à ce que la scintigraphie soit réalisée)
Durée d'administration
Dans la plupart des cas, le traitement est à vie lorsqu'il est utilisé en cas d'hypothyroïdie ou de thyroïdectomie pour cancer de la thyroïde, de plusieurs mois ou années, voire à vie, lorsqu'il est utilisé en cas de goitre euthyroïdien et en prophylaxie contre la récidive de goitre, ou dépend de la durée d'administration du médicament antithyroïdien lorsqu'il est utilisé en traitement d'association dans le traitement de l'hyperthyroïdie.
Pour le traitement du goitre euthyroïdien, une période de traitement de 6 mois à maximum 2 ans est nécessaire. Si le traitement par lévothyroxine sodique n'a pas permis d'atteindre l'objectif fixé dans ce délai, d'autres options thérapeutiques doivent être envisagées.
Test de suppression thyroïdienne
Pour effectuer un test de suppression thyroïdienne, administrer 150 à 200 mcg de lévothyroxine sodique tous les jours pendant 14 jours.
Patients âgés
Dans des cas particuliers, par ex. en présence de problèmes cardiaques, il faut préférer ralentir l'augmentation de la dose de lévothyroxine sodique chez les patients âgés, et assurer un suivi régulier du taux de TSH.
Solution buvable
Chez l'adulte
Le traitement des troubles thyroïdiens doit être déterminé de manière individuelle, en tenant compte de la réponse clinique, des tests biochimiques et d'une surveillance régulière.
La dose journalière individuelle doit être déterminée sur la base de tests de laboratoire et d'examens cliniques. Comme un certain nombre de patients présentent des concentrations élevées de T4 et fT4, la concentration sérique basale de l'hormone stimulant la thyroïde constitue une base plus fiable pour suivre le cours de traitement.
Les patients passant de la solution orale à la forme comprimé ou de la forme comprimé à la solution orale devraient être étroitement surveillés. Il en va de même lorsque les patients changent de marque de solutions orales contenant de la lévothyroxine.
Hypothyroïdie (congénitale ou acquise)
Adultes, enfants de plus de 12 ans
Dose initiale : 50 - 100 mcg par jour avant le petit déjeuner.
Dose d'entretien habituelle : 100 - 200 mcg par jour.
La dose initiale est ajustée par paliers de 25 à 50 mcg à intervalles de 3 à 4 semaines jusqu'à ce que la réponse clinique et les mesures de thyroxine plasmatique et de thyréostimuline indiquent que la déficience thyroïdienne est corrigée et qu'une dose d'entretien est établie.
La durée du traitement est généralement à vie en cas d'hypothyroïdie.
Population pédiatrique
La dose d'entretien est généralement de 100 à 150 mcg par m2 de surface corporelle.
Chez les nouveau-nés et les nourrissons atteints d'hypothyroïdie congénitale, où la substitution rapide est importante, la posologie initiale recommandée est de 10 à 15 mcg par kg de poids corporel par jour pendant les 3 premiers mois. La dose doit ensuite être ajustée individuellement en fonction des résultats cliniques et des taux d'hormone thyroïdienne et de TSH.
Chez les enfants atteints d'hypothyroïdie acquise, la dose initiale recommandée est de 12,5 à 50 mcg par jour. La dose doit être augmentée progressivement toutes les 2 à 4 semaines en fonction des résultats cliniques et des taux d'hormone thyroïdienne et de TSH, jusqu'à atteindre la dose permettant une substitution complète.
Chez le nourrisson, la dose journalière totale doit être administrée au moins une demi-heure avant le premier repas de la journée.
Goitre diffus non toxique ou goitre associé à la thyroïdite de Hashimoto
La dose recommandée est de 50 - 200 μg/jour.
Pour les patients présentant un goitre diffus non toxique et des taux normaux de T4 et de TSH, un traitement par la lévothyroxine peut être envisagé. Si aucune diminution perceptible de la taille du goitre ne se produit après 6 à 12 mois, le traitement par thyroxine doit être arrêté.
La durée du traitement est généralement à vie en cas de goitre diffus non toxique et de goitre associé à la thyroïdite de Hashimoto.
Thérapie de suppression dans le cancer de la thyroïde
La dose recommandée est de 150 - 300 μg/jour.
Adultes et sujets âgés
Chez les patients âgés, chez les patients atteints de maladie coronarienne, et chez les patients atteints d'hypothyroïdie sévère ou chronique, une prudence particulière est requise lors de l'initiation du traitement par hormones thyroïdiennes, c'est-à-dire qu'il faut administrer une posologie initiale faible (par exemple, 12,5 mcg/jour) qui devra alors être augmentée progressivement et à intervalles réguliers (par exemple, une augmentation progressive de 12,5 mcg/jour toutes les deux semaines) avec une surveillance fréquente des résultats biologiques. Une posologie, inférieure à la posologie optimale de substitution, et ne résultant donc pas en une correction complète des taux de TSH, pourrait cependant être prise en considération.
Mode d'administration
Voie orale. Il est préférable de prendre LÉVOTHYROXINE SODIQUE en une seule fois à jeun, généralement avant le petit déjeuner. Les doses doivent être espacées d'un intervalle de plusieurs heures.
Dosage - LÉVOTHYROXINE SODIQUE - usage parentéral
Solution injectable
Avant le traitement, pour adapter la posologie, il est recommandé d'effectuer les dosages radio-immunologiques de T3, T4, TSH ou, à défaut, un dosage d'iodémie hormonale.
Les doses administrées varient suivant l'intensité de l'hypothyroïdie, l'âge du sujet et la tolérance individuelle.
L'administration quotidienne de lévothyroxine injectable doit être poursuivie le temps que le patient puisse tolérer une dose orale et soit cliniquement stable.
Chez l'adulte
Coma myxœdémateux :
Il est recommandé d'administrer une dose initiale de charge de 500 µg le premier jour ; en perfusion intraveineuse lente, dans 250 ml de sérum physiologique. En raison d'un risque accru d'accident cardiovasculaire grave ou de décès, cette dose de charge ne devra pas excéder 500 µg.
Ensuite, un traitement d'entretien doit être mis en place à raison d'une administration quotidienne de 100 µg en moyenne.
Autres indications :
Une hormonothérapie substitutive complète requiert en moyenne chez l'adulte 100 à 150 μg en une seule administration par jour.
Cette posologie sera établie progressivement et avec prudence : débuter par 25 μg par jour puis augmenter la dose journalière par paliers hebdomadaires de 25 μg.
Une fois la posologie établie en plateau depuis suffisamment longtemps, faire un nouveau contrôle biologique des hormones thyroïdiennes. Vérifier par les dosages de T3 et T4 qu'il n'y a pas de surdosage et contrôler la normalisation de la TSH en cas d'hypothyroïdie d'origine périphérique.
Patients âgés
Des schémas posologiques plus progressifs peuvent être proposés en particulier, chez le sujet âgéprésentant des facteurs de risque cardiovasculaire connus , pour qui il convient alors de commencer le traitement à des doses plus faibles et de respecter des paliers plus progressifs. Une dose de maintien inférieure à la dose nécessaire pour normaliser le taux de TSH peut être envisagée.
Insuffisants rénaux / hépatiques
L'expérience chez les patients présentant une insuffisance rénale et/ou hépatique est limitée.
Population pédiatrique
L'expérience chez les enfants traités pour un coma myxœdémateux est très limitée.
Dans les autres indications :
La dose d'entretien est généralement de 100 à 150 mcg par m² de surface corporelle.
Chez les nouveau-nés et les nourrissons atteints d'hypothyroïdie congénitale, où la substitution rapide est importante, la dose initiale recommandée est de 10 à 15 mcg par kg de poids corporel par jour pendant les 3 premiers mois. Par la suite, la dose doit être ajustée individuellement en fonction des résultats cliniques et biologiques (hormones thyroïdiennes et TSH).
Chez les enfants atteints d'hypothyroïdie acquise, la dose initiale recommandée est de 12,5 à 50 mcg par jour. La dose doit être augmentée progressivement toutes les 2 à 4 semaines en fonction des résultats cliniques et biologiques (hormones thyroïdiennes et TSH), jusqu'à ce que la dose de substitution complète soit atteinte.
Dans tous les cas, la dose doit être ajustée selon les besoins de chaque individu.
Mode d'administration
Injection intraveineuse.
Injection intramusculaire possible.
Pour le traitement du coma myxœdémateux, une perfusion intraveineuse lente, dans 250 ml de sérum physiologique, est recommandée pour la dose de charge.

Indications

Indications - LÉVOTHYROXINE SODIQUE - usage systémique
Hypothyroïdie.
Prophylaxie contre la récidive du goitre après résection d'un goitre euthyroïdien.
Goitre euthyroïdien bénin.
Suppression et traitement substitutif dans le cancer de la thyroïde, surtout après thyroïdectomie.
Traitement d'association dans le traitement antithyroïdien de l'hyperthyroïdie, une fois le statut euthyroïdien atteint.
Test de suppression thyroïdienne.

Contre-indications

Hyperthyroïdie sauf lorsque celle-ci a été réduite par les médications antithyroïdiennes, l'iode 131 ou la chirurgie (par exemple dans le cas du traitement au long cours de la maladie de Basedow par l'association antithyroïdien de synthèse + lévothyroxine).
Ce médicament est généralement déconseillé en cas de cardiopathies décompensées, coronaropathies et troubles du rythme non contrôlés.
Un traitement par la lévothyroxine ne doit pas être instauré en cas de syndrome coronarien aigu ou de myocardite aiguë.
L'association de la lévothyroxine à un antithyroïdien dans le traitement d'une hyperthyroïdie n'est pas indiquée en cas de grossesse .

Effets indésirables

Effets indésirables - LÉVOTHYROXINE SODIQUE - usage systémique
Tous les effets indésirables sont indiqués par classe de système d'organe et par fréquence ; rare (³1/10 000, <1/1 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Classe de systèmes d'organes
Fréquence
Réaction indésirable
Affections du système immunitaire
Fréquence indéterminée
Réactions d'hypersensibilité incluant éruption cutanée, prurit et œdème
Dans le cas d'une hypersensibilité à la lévothyroxine ou à l'un des excipients des comprimés de LÉVOTHYROXINE SODIQUE, des réactions allergiques cutanées (érythème) et au niveau des voies respiratoires (dyspnée) peuvent survenir.
Affections endocriniennes
Fréquence indéterminée
Hyperthyroïdie
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquence indéterminée
Augmentation de l'appétit, ostéoporose à des doses suppressives de lévothyroxine, en particulier chez la femme ménopausée, principalement traitée pendant une longue période
Affections psychiatriques
Fréquence indéterminée
Agitation, insomnie, nervosité
Affections du système nerveux
Rare
Hypertension intracrânienne bénigne chez l'enfant.
Fréquence indéterminée
Tremblements, convulsions, maux de tête
Affections cardiaques
Fréquence indéterminée
Angine de poitrine, arythmies, palpitations, tachycardie, insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde
Affections vasculaires
Fréquence indéterminée
Bouffées vasomotrices, hypertension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence indéterminée
Dyspnée
Affections gastro-intestinales
Fréquence indéterminée
Douleurs abdominales, nausées, diarrhée, vomissements
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquence indéterminée
Alopécie chez l'enfant, hyperhidrose
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Fréquence indéterminée
Spasmes musculaires, faiblesse musculaire, fermeture prématurée de l'épiphyse chez l'enfant
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquence indéterminée
Règles irrégulières
Affections congénitales, familiales et génétiques
Fréquence indéterminée
Craniosténose chez le nourrisson
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquence indéterminée
Pyrexie, intolérance aux températures hautes chez l'enfant
Investigations
Fréquence indéterminée
Baisse du poids

Surdosage

Symptômes
L'hyperthyroïdie peut résulter d'un déséquilibre du traitement ou d'un surdosage de lévothyroxine. Une augmentation du taux de T3 est un signe plus fiable de surdosage qu'une augmentation du taux de T4 ou de T4 libre.
En plus de l'exagération des effets secondaires, les symptômes suivants peuvent être observés : agitation, confusion, irritabilité, hyperactivité, maux de tête, sueurs, mydriase, tachycardie, arythmies, tachypnée, fièvre, augmentation de la fréquence des selles et convulsions. Des symptômes psychiatriques associés à l'hyperthyroïdie peuvent également se manifester, notamment labilité émotionnelle, fatigue, anxiété et nervosité. L'hyperthyroïdie clinique peut apparaître avec un retard allant jusqu'à cinq jours.
L'arrêt du traitement et un examen de suivi sont recommandés, en fonction de l'étendue du surdosage.
En cas d'intoxication (tentatives de suicide) chez l'Homme, des doses allant jusqu'à 10 mg de lévothyroxine ont été tolérées sans complications. On ne s'attend pas à des complications graves, comme une menace pour les fonctions vitales (respiration et circulation), sauf en présence d'une coronaropathie. Néanmoins, des cas de crise thyrotoxique ont été signalés occasionnellement suite à une intoxication massive ou chronique, entrainant des crises d'épilepsie, des arythmies cardiaques, une insuffisance cardiaque et le coma. Des cas individuels de mort subite d'origine cardiaque ont été signalés chez des patients faisant une consommation abusive de lévothyroxine depuis de nombreuses années.
Des cas exceptionnels de crises d'épilepsie ont été signalés chez des patients épileptiques à l'instauration du traitement par la lévothyroxine, en particulier quand la dose de lévothyroxine est augmentée rapidement.
Un usage excessif de lévothyroxine peut causer une diminution de la densité minérale osseuse, en particulier chez les femmes ménopausées.
Traitement
Le traitement est essentiellement symptomatique et d'appoint.
Le but du traitement est le rétablissement de l'état euthyroïdien clinique et biochimique en omettant ou en réduisant l'administration de lévothyroxine et d'autres mesures si nécessaire en fonction de l'état clinique.
Dans le cas d'un surdosage aigu, l'absorption gastro-intestinale peut être réduite par l'administration de charbon actif médicinal. En cas d'effets bêta-sympathicomimétiques sévères comme une tachycardie, un état d'anxiété, de l'agitation et de l'hyperkinésie, les symptômes peuvent être soulagés par des bêtabloquants (propranolol), du diazépam et/ou de la chlorpromazine. Des agents antithyroïdiens ne sont pas indiqués, car la thyroïde est déjà complètement au repos.
A doses extrêmement élevées (tentatives de suicide), la plasmaphérèse peut être utile.
Un surdosage par la lévothyroxine exige une longue période de suivi. Les symptômes peuvent apparaître avec un retard allant jusqu'à 6 jours en raison de la conversion progressive de la lévothyroxine en liothyronine.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
La lévothyroxine a été prise par un grand nombre de femmes enceintes et de femmes en âge de procréer. Aucune forme de troubles certains dans le processus de reproduction n'a été observée jusqu'à présent. Cependant, une hypoactivité ou une hyperactivité thyroïdienne chez la mère peut influencer défavorablement le bien-être du fœtus ou l'issue de la grossesse.
Les besoins en lévothyroxine peuvent augmenter pendant la grossesse en raison de l'augmentation des taux d'œstrogènes. La fonction thyroïdienne doit donc être surveillée à la fois pendant et après la grossesse, et la dose d'hormone thyroïdienne, ajustée s'il y a lieu. Il convient de mesurer les taux de TSH des patientes sous lévothyroxine tous les trimestres. Un taux de TSH sérique élevé doit être corrigé en augmentant la dose de lévothyroxine. Les taux TSH sériques post-partum étant similaires aux valeurs préalables à la conception, la posologie de la lévothyroxine peut être réduite jusqu'à la dose reçue avant la grossesse.
Spécialement pendant la grossesse et l'allaitement, l'hormonothérapie thyroïdienne doit être poursuivie.
Allaitement
Même au cours d'un traitement à forte dose par lévothyroxine, la quantité d'hormone thyroïdienne sécrétée dans le lait maternel pendant l'allaitement est insuffisante pour induire le développement d'une hyperthyroïdie ou la suppression de la sécrétion de TSH chez le nourrisson. Toutefois, il peut être suffisant d'interférer avec le dépistage néonatal pour l'hypothyroïdie.
Les tests de suppression ne doivent pas être réalisés pendant la grossesse et l'allaitement.

Interactions avec d'autres médicaments

Interactions qui diminuent l'absorption de la thyroxine
+ Résines échangeuses d'ions :
La cholestyramine, le calcium, l'aluminium, les compléments en fer, le polystyrène sulfonate de sodium, le sucralfate, le lanthanum, les chélateurs des acides biliaires (par ex., colestipol), les résines échangeuses d'anions/cations (par ex., kayexelate, sévélamer) et les inhibiteurs de la pompe à protons diminuent l'absorption de la lévothyroxine. Dans la mesure du possible, il convient de séparer les administrations de lévothyroxine et des médicaments susmentionnés afin d'éviter toute interaction au niveau de l'estomac ou de l'intestin grêle.
+ Les produits à base de soja et les régimes riches en fibres
Les produits à base de soja et les régimes riches en fibres peuvent réduire l'absorption intestinale de lévothyroxine. Chez l'enfant, on a fait état d'une élévation du taux de TSH sérique dans le contexte d'un traitement par lévothyroxine pour une hypothyroïdie congénitale et d'un régime alimentaire contenant du soja. Des doses anormalement élevées de lévothyroxine peuvent être nécessaires pour atteindre les taux sériques normaux de T4 et TSH. Pendant et à la fin d'un régime alimentaire contenant du soja, une surveillance étroite des taux sériques de T4 et TSH est nécessaire ; un ajustement de la dose de lévothyroxine peut être nécessaire.
+ Agents pour perdre du poids (dont orlistat)
En association avec certains agents diminuant le poids, comme orlistat, il peut y avoir une diminution du contrôle de l'hypothyroïdie. Cela est dû à la diminution de l'absorption des sels d'iode et/ou de la lévothyroxine.Pour éviter cela, la lévothyroxine et les médicaments de l'obésité tels que l'orlisat doivent être administrés à un intervalle d'au moins 4 heures. Une surveillance régulière de la fonction thyroïdienne est requise afin de détecter tout changement.
Interactions affectant la lévothyroxine
+ Propylthiouracile, glucocorticoïdes, propranolol, lithium, iode, agents de contraste oraux et bêtabloquants :
Ces substances inhibent la conversion de T4 en T3 et diminuent donc également l'effet thérapeutique.
+ Amiodarone et produits de contraste iodés :
En raison de leur forte teneur en iode, les produits de contraste peuvent déclencher une hyperthyroïdie comme une hypothyroïdie. La prudence est de rigueur chez les patients ayant un goitre nodulaire et peut-être une autonomie non détectée. En raison de cet effet de l'amiodarone sur la fonction thyroïdienne, un ajustement de la dose de lévothyroxine sodique peut être nécessaire.
+ Salicylates, furosémide, clofibrate :
La lévothyroxine peut être déplacée de sa liaison aux protéines plasmatiques par les salicylates, des doses élevées (250 mg) de furosémide, clofibrate, d'autres substances. Cela conduit à une augmentation du taux plasmatique de thyroxine libre (fT4).
+ Anticonvulsivants:
Les anticonvulsivants, comme la carbamazépine et la phénytoïne, renforcent le métabolisme des hormones thyroïdiennes et peut les déplacer de leur liaison aux protéines plasmatiques. L'instauration ou l'interruption d'un traitement anticonvulsivant peut altérer les besoins posologiques de lévothyroxine sodique.
+ Contraceptifs à base d'œstrogène, médicaments utilisés dans l'hormonothérapie substitutive après la ménopause :
Les besoins en lévothyroxine peuvent augmenter pendant la prise de contraceptifs à base d'œstrogène ou pendant l'hormonothérapie substitutive après la ménopause.
+ Statines :
Il est fait état que certains inhibiteurs de la HMG-CoA reductase (statines), comme la simvastatine et la lovastatine, peuvent augmenter les besoins en hormone thyroïdienne chez les patients recevant un traitement par lévothyroxine. On ne sait pas si cela se produit avec toutes les statines. Il peut s'avérer nécessaire de surveiller étroitement la fonction thyroïdienne et de procéder à des ajustements appropriés de la posologie de la lévothyroxine lorsque la lévothyroxine et des statines sont prescrites conjointement.
+ Sertraline, chloroquine/proguanil :
Ces substances réduisent l'efficacité de la lévothyroxine et augmentent le taux sérique de TSH.
+ Inhibiteurs de la tyrosine kinase :
Le traitement par inhibiteurs de la tyrosine kinase (par ex., imatinib et sunitinib) a été associé à une augmentation des besoins posologiques de lévothyroxine chez les patients souffrant d'hypothyroïdie.
+ Médicaments inducteurs enzymatiques :
Les barbituriques, la rifampicine et d'autres médicaments ayant des propriétés d'inducteur enzymatique au niveau du foie peuvent augmenter la clairance hépatique de la lévothyroxine.
+ Inhibiteurs de protéase :
Il a été rapporté que la lévothyroxine perdait de son effet thérapeutique en cas d'administration conjointe avec du lopinavir/ritonavir. Par conséquent, il convient de surveiller étroitement les symptômes cliniques et la fonction thyroïdienne chez les patients qui prennent conjointement des inhibiteurs de la protéase et de la lévothyroxine.
La méthadone, et le 5-fluorouracile peuvent augmenter la concentration sérique de la globuline liant la lévothyroxine, et donc augmenter les besoins posologiques de la lévothyroxine.
Interactions affectant les autres médicaments
+ Antidiabétiques :
La lévothyroxine peut réduire l'effet antihyperglycémiant des antidiabétiques. La glycémie doit par conséquent être surveillée régulièrement chez les patients diabétiques, en particulier au début de l'hormonothérapie thyroïdienne. La dose d'antihyperglycémiant doit être adaptée si nécessaire. La diminution de la dose de lévothyroxine peut provoquer une hypoglycémie si la dose d'insuline ou des antibiotiques oraux demeure inchangée.
+ Dérivés coumariniques :
La lévothyroxine peut potentialiser l'effet des dérivés coumariniques en raison du déplacement de la liaison aux protéines plasmatiques. En cas de traitement concomitant, une surveillance régulière de la coagulation sanguine est par conséquent requise, et la posologie de l'anticoagulant doit être ajustée si nécessaire (réduction de la dose).
+ Préparations digitaliques
Si le traitement par la lévothyroxine est instauré chez un patient sous digitaline, la dose de digitaline peut nécessiter un ajustement. Chez les patients atteints d'hyperthyroïdie, il peut être nécessaire d'augmenter progressivement la dose de digoxine au fur et à mesure du traitement car initialement les patients sont assez sensibles à la digoxine.
+ Antidépresseurs tricycliques
La lévothyroxine augmente la sensibilité des récepteurs aux catécholamines, accélérant ainsi la réponse aux antidépresseurs tricycliques (par ex. amitriptyline, imipramine).
Agents sympathicomimétiques
Les effets des agents sympathicomimétiques (comme l'adrénaline) sont renforcés.
+ Phénytoïne
Les taux de phénytoïne peuvent être augmentés par la lévothyroxine.
Interactions avec les analyses biologiques
Plusieurs médicaments peuvent diminuer la concentration sérique de la globuline liant la lévothyroxine et donc diminuer les besoins posologiques de la lévothyroxine, notamment les androgènes et les stéroïdes anabolisants.
Des concentrations plasmatiques faussement basses ont été observées avec un traitement anti-inflammatoire concomitant, comme le phénylbutazone ou de l'acide acétylsalicylique, et un traitement par lévothyroxine. L'administration conjointe d'acide acétylsalicylique et de lévothyroxine entraîne une augmentation transitoire des taux sériques de T4 libres. L'administration continue résulte en des concentrations normales de T4 libres et de TSH, et les patients deviennent donc cliniquement euthyroïdiens.

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